Responsable Kalah France et Kalah DivTac

Pascal, Instructeur Kalah Level 3, responsable Kalah France et responsable de la Division Tactique.

Bordeaux (33).

contact@kalah.fr

Quel est ton rôle au sein de Kalah France ?

Je suis Head Instructor, je suis le représentant d’Idan en France. Mon rôle est de former les instructeurs en formations initiales et continues, de garantir le respect de notre charte. D’animer des séminaires sur tout le territoire national et aussi à l’étranger.

Je suis aussi instructeur du spectre tactique pour les professionnels via la Division Tactique Kalah.

Quel est ton parcours sportif/martial ? 

Je suis dans les « sports de combat » depuis que j’ai 7ans. J’ai pratiqué une multitude de disciplines dans ma vie. En commençant par le karaté, puis le Muay-thai, le corps à corps militaire, la savate, le grappling, et le krav maga. J’ai été compétiteur, j’ai obtenu des diplômes et titres dans certaines disciplines, mais il y avait un manque par rapport à ma recherche.

Quand et pourquoi as-tu commencé le Kalah ?

 j’ai découvert le Kalah en 2015 à Bordeaux grâce à mon ami Pierre qui était déjà instructeur et qui m’a ouvert les yeux sur la vraie self-défense. Je trouvais qu’il y avait des incohérences dans ma pratique de self défense (corps à corps militaire et krav maga), certaines défenses sont clairement des fantasmes. Le Kalah a parfaitement répondu à ça car tout est d’une logique implacable. 

Pourquoi devenir instructeur ?

J’ai eu l’opportunité de devenir instructeur quelques mois après ma première session lors de la venue d’Idan en France. 

J’ai été instructeur dans d’autres disciplines avant, j’aime enseigner, partager mon expérience. Si je peux aider quelqu’un à survivre à une situation réelle grâce à mon enseignement, c’est la plus grande des reconnaissances. Je suis dur avec mes élèves, mais je reste bienveillant. Si je suis aussi dur, c’est pour leur bien. Ils le comprennent.

Comment décrirais tu le Kalah ?

Ce système répond selon moi entièrement aux besoins d’une personne souhaitant avoir de meilleures chances de survie face à un agresseur réel. Il n’est pas question de savoir faire uniquement dans la salle d’entrainement, mais bien de limiter la casse dans une situation de rue face à une ou plusieurs personnes déterminées, armées ou non.

L’entrainement est dur physiquement et psychologiquement, mais ce sera toujours plus facile que de faire face à une situation réelle. Mais on s’y prépare au mieux.

Nos gestes de défense sont simples, faciles à comprendre. A restituer sous stress et à haute intensité. Personne n’a le luxe de pratiquer une décennie avant de faire face à une situation extraordinaire. Donc ce système permet d’avoir « rapidement » les armes pour survivre aux agressions d’aujourd’hui.

Comment vois tu évoluer le monde de la self défense les prochaines années ?

Le monde de la self défense en France comme ailleurs dans le monde est devenu un commerce, un business pour ne pas dire « usine à fric » depuis de trop longues années. La très grosse majorité des disciplines ne répondent pas ou plus à la menace, aux agressions d’aujourd’hui. La plupart des élèves ne s’en rend pas compte tellement le discours est bon dans ce sens. Mais certains ne sont pas dupe et ont pleinement conscience que ce ne sont pas des solutions adéquates, mais des fantasmes.

Ils comprennent bien que la self défense n’est nullement une histoire de grades ou de titres x ou y, mais bien d’outils technico-tactiques adaptés à la réalité du terrain.

Je pense sincèrement que le Kalah va réellement exploser d’ici quelques années car la situation se dégrade de jour en jour. Les agressions sont de plus en plus fréquentes, de plus en plus violentes. En Kalah nous évoluons en permanence pour nous adapter aux changements de modes d’actions des agresseurs dans le respect de la réalité. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que nous sommes représenté dans plus de 30 pays, et que de plus en plus d’unités spéciales police et armées à travers le monde se tournent vers notre discipline.